La démarcheIl n’y a pas une seule Electre : son personnage est aussi multiple que légendaire. Après Eschyle, Sophocle et Euripide lui ont donné vie. Plus près de nous, elle réapparait dans le théâtre de Giraudoux, de Sartre, de Yourcenar, et dans les plaidoiries de l’avocat Maurice Garçon – sans compter les Electre qu’on retrouve à l’opéra (Strauss, Milhaud, Xenakis, etc.) et au cinéma (Cacoyannis, Angelopoulos). Le montage de « Voici Electre ! » s’attache donc à refléter les multiples visages de la justicière, dans son deuil permanent du père et sa haine inexpiable de la mère, au travers de sept grandes plumes, de l’Antiquité à nos jours (*). Les débatsElectre devait-elle, face à l’incurie des juges, faire justice elle-même ? La vengeance peut-elle jamais être proclamée légitime ? Existe-t-il d’autres sentences que la seule condamnation judiciaire ? Le remords n’est-il pas la plus intime et la plus ultime des punitions ?