Victimes de la géographie 3 écrivains Palestiniens
2018-06-06
Dates
2018-06-06 — 2018-06-06
Lieu
Palais des Beaux-Arts - BOZAR Rue Ravenstein, 23 1000 Bruxelles Bruxelles
Catégorie
Divers
La Palestine n’est pas un lieu ordinaire. Au cours du siècle dernier, sa géographie a radicalement changé, transformant les Palestiniens en une nation fragmentée. Le déplacement est un thème central dans la littérature palestinienne, qui donne une voix à ceux qui vivent en exil, ne se sentent pas à leur place ou ont peur d’être victimes de la géographie. Trois auteurs palestiniens lisent des extraits de leur œuvre et discutent de la façon dont une géographie totalement altérée affecte leur vie personnelle et leur travail artistique.Mourid Barghouti (1944) est né dans le village de Deir Ghassaneh, près de Ramallah. À l’époque de la guerre, en 1967, alors qu’il étudiait en Égypte, Israël s’est opposé à son retour au pays. Vivant en exil la majeure partie de sa vie, il a été autorisé à revenir en Palestine en 1996. Dans ses mémoires, I Saw Ramallah, il décrit l’étrangeté de retourner dans un lieu dont il n’a aucun souvenir. Mourid Barghouti a publié 13 recueils de poèmes et a écrit plusieurs essais sur la poésie.Selma Dabbagh (1970) est née à Dundee, en Écosse, d’un père palestinien et d’une mère anglaise. Elle a partagé une grande partie de sa vie entre le Golfe et l’Europe et vit actuellement à Londres. Elle est l’auteure d’une pièce radiophonique pour la BBC, de plusieurs nouvelles et d’un roman à succès, Out of It - récemment traduit en français sous le titre Gaza dans la peau -, qui tourne autour d’une famille fragmentée éparpillée entre Gaza, Londres et le Golfe. Karim Kattan (1989) partage sa vie entre Bethléhem et Paris, où il achève un doctorat en littérature comparée. En 2014, il fondait el-Atlal, une résidence annuelle pour auteurs et artistes à Jéricho. Il écrit pour plusieurs médias, dont The Paris Review, Vice’s i-D et The Funambulist. Son premier roman Préliminaires pour un verger futur est paru chez Elyzad en 2017.