On considèregénéralement comme une évidence qu'au XIXe siècle, lelied associe unchanteur et un pianiste. C'est oublier les nombreusesoeuvres où deuxchanteurs sont sollicités. Les Duos moraves de Dvorák,par exemple : depetits joyaux dont Johannes Brahms a apprécié leraffinement. Brahmslui-même se montre d'ailleurs tout aussi audacieuxet guilleret dans sespropres duos. Comme Dvorák, il se laisse inspirerpar une poésiepopulaire qu'il met en musique à l'aide d'une palettebariolée. RobertSchumann est un maître dans la peinture de miniatures.Dans ses duos, iltrouve chaque fois cet équilibre unique entre peintured'atmosphère etexpression, entre lyrisme et profondeur. Un répertoirequi convient àmerveille à Genia Kühmeier et Bernarda Fink. _ _ Antonín Dvorák _ Moravské dvojzp vy(Klänge aus Mähren) (1876) (duos) _ Cigánské melodie (Zigeunerlieder), op.55 (1880) (solo) _ _ Schumann & Brahms _ Lieder et duos _ _ Soprano Genia Kühmeier _ Mezzo Bernarda Fink _ Piano Anthony Spiri _ _ 19 Avril 2010 20:00 _ La Monnaie _ 10 – 35 € _ _ Info & tickets 070 23 39 39 www.lamonnaie.be{{