Norman, qui n’est pas normand, est un petit garçon assez banal, mais Norman aime porter des robes. La sœur du père de Norman trouve ce comportement limite limite - elle double toujours les mots quand elle est gênée. La mère de Norman aimerait parfois trépaner son fils pour voir ce qui cloche à l’intérieur, ce qui est radical mais pas le plus pratique. Sa grand-mère maternelle - et pourquoi pas une cure d’hormones ? - semble être la plus concrète mais Norman ne veut pas changer de sexe, Norman veut juste se sentir bien, dans cet entre-deux, dans cet espace indéfini dans lequel il évolue, et qui ne porte pas de nom. Le père de Norman, enfin, aimerait s’exprimer, mais ce qu’il dit est inintelligible. Un jour, il décide d’accompagner son fils en robe à l’école…
Tiré d’un fait divers réel, Pink boys and old ladies déploie une fresque familiale impressionniste et caustique, où chacun, empêtré dans cette situation délicate, exprime mal son malaise. Si dans cette famille on parle beaucoup, on parle surtout de rien, parce qu’on ne veut pas parler de tout.
Distribution
Mise en scène Clément Thirion - Écriture et dramaturgie Marie Henry - Interprétation Gwen Berrou, Lucas Meister, Clément Thirion, Simon Thomas, Mélodie Valemberg, Mélanie Zucconi Assistante mise en scène Déborah Marchal - Musique Thomas Turine