Des souffleurs sachant souffler (à dire dix fois très vite)
2010-03-18 · Cindya Izza
Il faut manger du souffleur aux gradins, c'est bon pour la santé. C'est ma mie qui l'a dit, et ma mie a toujours raison. Surtout que quand les souffleurs ont quinze ans d'âge, ils sont encore meilleurs.
On peut ne pas aimer Molière, on peut ne pas aimer l’opéra italien, on peut ne pas aimer le kabuki, on peut même ne pas aimer le rock (ça existe encore), mais impossible de rester insensible à un (bon) spectacle d’improvisation. Pourquoi ? Parce qu’un bon spectacle d’improvisation réunit, dans l’ordre ou dans le désordre, une série d’ingrédients diablement efficaces comme par exemple (et la liste est non exhaustive) :- Une poignée de comédiens talentueux et kamikazes, rompus à l’improbable, au rebondissement, à la difficulté, bref, au sans filet ;
- Un non moins talentueux empêcheur de tourner en rond, en la personne du présentateur, qui n’a pas son pareil pour chauffer la salle, « touiller » l’urne à thèmes et compliquer la vie de nos improvisateurs déjà malmenés par le public ;
- Une série de thèmes plus farfelus les uns que les autres dont le public ne pourra pas se plaindre, puisque c’est lui qui les aura choisis ;
- Un public survolté qui, parce qu’il agit, réagit deux fois plus.
Ca soufflera encore au Bouche à Oreille ce lundi 22 mars, et tous les vendredis de l’été. Qu’on se le dise !
